On vient à peine de débarquer , les valises ont escaladé l'escalier à 45 % de l'hostal la mano de Monja; bien accueillis par Chiara mambro une italienne amie des artistes et christian Castro. 

C'est un hôtel à 3 chambres. Dans un quartier qui monte... Les pentes sont verticales,

le Bus Zéro passe devant l'hôtel s'arrête on ne sait pas où, et nous emmène à Bismarck et de là on descend à la Carcel, la prison, haut lieu de culture. Faut donner 300 pésos pour le voyage, c'est bien les pésos, ce sont les anciens francs, donc 3 Francs, putain c'est cher, mais non en Euro c'est 50 cts,

comme le taxi : 800 pesos, 8 francs , oui 1,30 € . 

On prend les chambres et là, il est 11 H ici, 16 H en France, on prend ses aises. 

Marion et Oscar repassent dans une heure pour nous emmener à un barbecue avec la compagnie Invasion. 

et me voilà aux prises avec la pire des situations qui puisse m'arriver, moi qui suis scatophobe. 

Pas moyen d'évacuer, je tire la chasse, rien n'y fait, sans doute le courant n'est pas assez fort, à chaque fois j'attends que la réserve d'eau se recharge, non, la honte, je ne peux pas laisser ça comme ça dans cet état. Cela fait déjà 15 minutes que j'essaye de trouver une solution. 

Le voyage commence trop mal,je ne peux pas appeler à l'aide.  je décide de prendre le petit balai et de créer un courant artificiel qui permettrait l'évacuation. 

je lis la pancarte : non pottar paper hygenico en el WC  J'ai bien suivi l'indication. Non, il n'y a pas de papier hygénique, je me dis que cela doit être bouché quelque part. 

Vraiment, c'est un moment que je n'avais pas envie de vivre.  On me parle de la vue , du pittoresque, des escaliers, mais moi je n'ai que cette cuvette blanche ignoble comme image dans ma tête.  

"tu trouves ça beau Jacques" ?  Valparaiso ? Je m'en fous de Valparaiso, quand t'es là seul avec cette horreur, tout sentiment esthetique  s'en va au loin, au loin. 

"jacques tu fais quoi ? tu arrives , on t 'attend" .  Je réponds quoi ? Oui j'arrive , j'en ai pour deux minutes. 

L'homme est ingénieux, je ne décris pas la cuisine à laquelle je me livre,  quelques gestes qui peuvent détruire tout sentiment de beauté pendant 3 semaines. 

Désormais, j'irai dans les toilettes n° 2. 

Plusieurs jours après j'apprends la vérité sur cette sale affaire. 

Madame gervais de lafond est passée juste avant moi sans lire la pancarte et a bouché les chiottos avec du paper hygiénico. 

J'apprends après le citron la règle N° 2 du pays : les canalisations sont trop vétustes pour accueillir du papier hygiénique.