Valparaiso avec le théâtre de l'Unité

10 octobre 2013

les chiens

Ils adorent suivre les spectacles, il y en a partout, les gens les aiment. Ils sont dans les rues, dans les parcs, ils traversent sans regarder ,courent après les voitures, c'est insensé. 

 

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il fallait que cela m'arrive

Sans arrêt je me dis faut pas que je trébuche dans un escalier, cela serait dramatique de me fouler un pied ou de me faire une entorse, car ici ne plus pouvoir marcher c'est quasiment impossible. 

J'avais décidé de déposer mon ordi à l'hostal pour ne pas l'emmener en mission rue, et je me pressais un peu dans la baquedano av., je regardais la vue et les destroyers chinois, et hop dans un trou, mes lunettes morflent verre droit tout rayé, et j'amortis avec deux doigts qui sont dans un triste état. 

Bizarre, Valparaiso est vraiment sale, chaque vue est gâchée par des détritus, alors que la voisine Vina del Mare est toute riche et bien coiffée.

A propos de café, il y a de gigantesques rayons de Nescafé, mais de café point ou bien  un seul paquet uniquement dans les grands super markets. Pourtant on n'est pas loin  de la Colombie. 

Donc j'achète une cafetière à poussoir et du café, pour mon matin et après le repas, et je la casse, alors j'en rachète une autre. Dans la ville ça sent le café il y a une usine qui torréfie tout près. Je pense qu'ils exportent tout.

Je vois un titre de journal qui annonce que l'économie est en pleine forme, j'ai l'impression qu'ils parlent d'une croissance à 4,5%, cela n'empêche pas les quartiers pauvres d'exister, on me signale que  les quartiers du haut  sont des gros marchés de drogue  et que j'ai parlé avec des maffiosos et des dealers dont certains étaient en permission hors de la prison le dimanche. 

A part ça la monnaie, ce sont les pésos, c'est comme les anciens francs, je paie le taxi par exemple 5000 pesos, je trouve ça cher, mais c'est 50 F je trouve ça cher, mais en fait c'est moins de 8 € .

On a fait des belles choses tout à l'heure dans la rue, mais ça faut voir http://theatredelunite.com

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08 octobre 2013

Toute l'équipe de l'après midi

Impressionnant, ce sont leurs costumes rouges à eux qu'ils ont fait faire, car quand on est partis, ils continuent. 

Il y a une rencontre de toutes les brigades du monde prévue à Amiens je ne sais pas quand; 

 

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les acrobates

Ouf, on a eu un jour de repos. 

Le temps de visiter la ville d'à côté, Vina del mare, 300 000 habitants toute riche propre et mondaine. 

d'aller dans un beau restaurant, avec de la vue, manger du succulent poisson du pacifique, 

On a montré tout ce que l'on savait faire, on est au bout, on a inventé quelques nouvelles  figures de brigade rouge, par exemple la figure acrobatique. 

Je ne pleure pas du tout Chereau et ne participe pas au concert de trémolos, je me fais détester, tant mieux. 

 

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07 octobre 2013

Sur la plus haute colline

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Valparaiso. Quartier Edwards Bello

Il fait froid, il y a du brouillard, pour y accéder on passe par une pente verticale à 45%. 

La misère est saisissante, beaucoup de gens pleurent. 

On a l'argumentaire suivant : pour vivre vous avez besoin de manger, mais votre tête a besoin de nourriture spirituelle, d'où les poésies que vous venez d'entendre. 
Dans ces moments là tu sens la nécessité de l'Art et toute la sensibilité à fleur de peau de ces quartiers

 

 

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05 octobre 2013

Si par malheur je me blessais

Valparaiso, la capitale de l'escalier

j'ai peur, j'ai peur d'une entorse, d'une foulure, d'une sale chute, car à Valparaiso, capitale mondiale de l'escalier tes jambes et tes chevilles doivent être en pleine santé. C'est la ville aux 40 collines. Et ici il ya plus de montées que de descentes. A 70 ans,  on ne se sent vieux nulle part, à part dans les escaliers, je ne fais plus du 4 à 4 comme dans le temps, je ne dévale plus en sautant les cinbq dernières marches d'un coup. Tu vas voir, j'avance lentement, calmement avec circonspection

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02 octobre 2013

L'atelier et le laboratoire

En fait nous sommes invités par invasion calleghera une compagnie de théâtre de rue chilienne qui organise ici un grand festival avec peu de moyens. 

Alors tous les jours nous sortons dans la ville pour expérimenter,

IMG_0546, éprouver diverses interventions. C'est du théâtre de rue à manos nados. 

D'après ce que j'ai compris ils ont envie de sortir du simple clown pour élaborer quelque chose d'un peu plus politique. 

 

Il faut dire que l'histoire de ce pays est d'une violence extrême, mais oui, quand t'as du minerai dans ton sous- sol, les convoitises s'attisent. 

 

 

 

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En zone tsunami

Oui, c'est plaisant, 

ça met du piment, 

nous sommes en zone tsunami 

pour des franc- comtois c'est exotique. 

il y a des panneaux en ville pour les zones d'évacuation, et puis quand on monte à 50 mètres d'altitude on est en sécurité, je ne devrais pas plaisanter, mais j'ai tellement l'impression que je ne connaitrais jamais de tsunami sauf miracle. 

 

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01 octobre 2013

Les funiculaires ou ascensores

Je déteste faire du tourisme, voir ce qu'il faut voir, mais tout de même, ici il y a la spécificité de la ville aux 39 collines, et celle des ascenseurs pour monter dans les quartiers. 

Certains datent du siècle dernier, et montent à 70 %. Il faut bien regarder sur la carte car la plupart sont en panne ou rachetés par des propriétaires privés. On trouve enfin un corridor qui mène à l'attraction tant convoitée. Pour peu que l'on aime le charme de la désuétude on est comblé. 

 

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la photo obligée

IL faut se faire prendre devant les panoramas, je suis au dessus du lieu dit "adouana" , le funiculaire était en panne. Il a fallu prendre l'escalier, belle récompense à l'arrivée. 

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vu dans la rue

Valparaiso, la rue Pratt et Brinks

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ballade dans le port

Tous les trois jours on voit un énorme cargo débarquer 1000 voitures, ce qui est sûr c'est que ce ne sont pas des 308 Peugeot, le cargo m' a t-on dit était chinois ou japonais

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30 septembre 2013

les phoques de Valparaiso

Je ne comprends pas bien pourquoi ici nous allons vers l'été puisque nous sommes au printemps, et qu'en france nous allons vers l'hiver. 

alors je ne ne comprends pas non plus pourquoi il y a des phoques, 

on me dit que si je descends vers Punta Arenas je trouverais une île avec 30 habitants humains et 3 millions de pingouins.

 

Les phoques quand ils ne dorment pas  se bagarrent entre eux

 

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Que c'est beau...

Le chilien ne rentre pas en moi, je dis sans arrêt muy bonito. 

c'est tout ce que je connais avec non entiendo.  je ne comprends pas pourquoi ce sont sans arrêt des mots italiens qui arrivent dans ma tête. 

Je sais aussi cansado, fatigué. 

Particularité d'ici, les rues montent verticalement. Les voitures ne cessent d'être en première. Les chiliens pratiquent comme sport la descente des rues en voiture à toute vitesse, même les bus. On se croit aux montagnes russes de la fête foraine. 

Tout ce que je vois est pauvre, Valls arriverait ici, il démantelerait cet immense camp rom, mais toutes ces baraques bricolées avec rien ont droit à un panaroma pour milliardaires. 

 

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Sale affaire

On vient à peine de débarquer , les valises ont escaladé l'escalier à 45 % de l'hostal la mano de Monja; bien accueillis par Chiara mambro une italienne amie des artistes et christian Castro. 

C'est un hôtel à 3 chambres. Dans un quartier qui monte... Les pentes sont verticales,

le Bus Zéro passe devant l'hôtel s'arrête on ne sait pas où, et nous emmène à Bismarck et de là on descend à la Carcel, la prison, haut lieu de culture. Faut donner 300 pésos pour le voyage, c'est bien les pésos, ce sont les anciens francs, donc 3 Francs, putain c'est cher, mais non en Euro c'est 50 cts,

comme le taxi : 800 pesos, 8 francs , oui 1,30 € . 

On prend les chambres et là, il est 11 H ici, 16 H en France, on prend ses aises. 

Marion et Oscar repassent dans une heure pour nous emmener à un barbecue avec la compagnie Invasion. 

et me voilà aux prises avec la pire des situations qui puisse m'arriver, moi qui suis scatophobe. 

Pas moyen d'évacuer, je tire la chasse, rien n'y fait, sans doute le courant n'est pas assez fort, à chaque fois j'attends que la réserve d'eau se recharge, non, la honte, je ne peux pas laisser ça comme ça dans cet état. Cela fait déjà 15 minutes que j'essaye de trouver une solution. 

Le voyage commence trop mal,je ne peux pas appeler à l'aide.  je décide de prendre le petit balai et de créer un courant artificiel qui permettrait l'évacuation. 

je lis la pancarte : non pottar paper hygenico en el WC  J'ai bien suivi l'indication. Non, il n'y a pas de papier hygénique, je me dis que cela doit être bouché quelque part. 

Vraiment, c'est un moment que je n'avais pas envie de vivre.  On me parle de la vue , du pittoresque, des escaliers, mais moi je n'ai que cette cuvette blanche ignoble comme image dans ma tête.  

"tu trouves ça beau Jacques" ?  Valparaiso ? Je m'en fous de Valparaiso, quand t'es là seul avec cette horreur, tout sentiment esthetique  s'en va au loin, au loin. 

"jacques tu fais quoi ? tu arrives , on t 'attend" .  Je réponds quoi ? Oui j'arrive , j'en ai pour deux minutes. 

L'homme est ingénieux, je ne décris pas la cuisine à laquelle je me livre,  quelques gestes qui peuvent détruire tout sentiment de beauté pendant 3 semaines. 

Désormais, j'irai dans les toilettes n° 2. 

Plusieurs jours après j'apprends la vérité sur cette sale affaire. 

Madame gervais de lafond est passée juste avant moi sans lire la pancarte et a bouché les chiottos avec du paper hygiénico. 

J'apprends après le citron la règle N° 2 du pays : les canalisations sont trop vétustes pour accueillir du papier hygiénique.  

 

 

 

 

 

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les Perros

Drôle de ville, un chien pour 4 habitants,  soit 80 000 chiens, en liberté, couchés partout, traïnant partout, poursuivant les voitures etc. 

Des anonymes leur laissent de la nourriture ou de l'eau. 

Ils sont couchés au milieu des places, sont sympas, suivent un peu le flux de la ville, suivent les brigades, embrassent nos soldats...

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27 septembre 2013

La maison de Pablo Neruda

Me voici devant la maison de Pablo Neruda à Valparaiso, exactement 40 ans après sa mort. Je montre la chambre tout là haut, c'est son bureau, on a une vue panoramique incroyable sur le port.  On l'appelle la Sébastiana, rue Ferrari, il l'a fait construire en 1960. il est bizarre à quel point les poètes sont souvent les meilleurs agents de communication d'un pays. Ignorés, bafoués pendant leur vie, ils deviennent des légendes et la fierté de leur pays.

La maison est de toute beauté, on a envie d'y habiter. Il y a même les pantoufles de Pablo Neruda dans sa chambre.

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Passage délicat à la douane

A la douane de Santiago, un chien tourne autour de ma valise, je me dis que c'est à cause de l'odeur d'Elanka, un agent se précipite et appose sur mon bagage un auto collant vert, et là aux vérifications d'usage, je suis mis de côté. "Monsieur, y a quoi dans la valise, ouvrez vite " ? Mais qui aurait caché dans ma valise une boulette ? Ce serait une triste plaisanterie. L'agent fouille, fouille, fouille, avec des gants bien -sûr. Il y a une robe de mariée, une tête de mort, un casque de conducteur de tank, tout est examiné soupesé, reniflé, et là il y a un tout petit bout de branchage, minuscule, tombé d'un pantalon, l'agent m'interroge sur la provenance. Sans doute une promenade en forêt, dis je naïvement. Couteau à cran d'arrêt, arme factice, non, ce n'est pas ça. L'agent se fait plus pressant. Avez vous de la nourriture dans ce bagage ? Oui, j'ai peut être glissé dans la valise un vieux citron, pour vider mon frigidaire avant de partir, mais je n'en suis pas sûr. Et là "chucha" , le voilà le coupable, un vieux citron, je suis emmené, le citron est photographié, soupesé, il fait 120 g, mis sous scellé, je dois attendre, ils font de multiples papiers, je signe; derrière moi, un individu louche s'est fait prendre avec un saucisson et doit payer 150 € , et moi ? Hervée arrive, explique que je suis un être sénile, qui se soigne au citron, et que s'il n'a pas son citron le matin, peut crever. Sauvé, je ne paie rien et je passe la frontière, ça y est, le Chili.

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